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BENTI : L’AFRIQUE DOIT SUPPRIMER LES SUBVENTIONS DES COMBUSTIBLES FOSSILES POUR ATTENUER LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES

 

Natei Ermias Benti, né à Horo Guduru Wollega, Shambu, région d’Oromia en Ethiopie est doctorant au Centre pour Sciences de l’Environnement, Faculté des Sciences Naturelles et Informatiques, Université d’Addis-Abeba, Ethiopie. Benti s’intéresse particulièrement aux domaines de l’atmosphère, de l’énergie et du changement climatique. Il est membre du Programme de mentorat pour la recherche (MRP) du Réseau international d’appui au développement de l’Afrique (ISNAD-Afrique). Dans cet entretien avec KINSGLEY JEREMIAH, Benti partage les moments forts de son expérience en tant que membre du programme MRP. Il aborde également le sujet du changement climatique et des limites des énergies durables en Afrique, en particulier en Ethiopie.

 

 

Vous faites partie du Programme de mentorat pour la recherche d’ISNAD-Afrique, quel est votre sentiment à cet égard ?

Je suis très fier d’être membre de cette magnifique organisation. Je suis aussi très reconnaissant d’être l’un des doctorants soutenus par ISNAD-Afrique et son Programme de mentorat pour la recherche qui m’a assuré le soutien technique par le Prof. Marta Molinas, mon mentor dans le programme, pour mes recherches de doctorat. Grâce à ISNAD-Afrique, j’ai aussi le plaisir d’être l’un des deux mentorés de la promotion 2018 du Programme de mentorat pour la recherche à avoir obtenu une bourse financée par le gouvernement allemand pour participer aux 76ième Cours intensifs internationaux du PNUE/UNESCO/BMUB sur la gestion environnementale dans les pays en développement – Energies renouvelables et efficience de l’énergie (SC76) en novembre (2018). Ce programme résidentiel, intégralement financé, d’un mois est organisé par le Centre for International Postgraduate Studies in Environmental Management (CIPSEM) à la Technische Universität Dresden en Allemagne. Je remercie ISNAD-Afrique pour le soutien apporté pour mon développement universitaire et professionnel.

Pouvez-vous raconter votre expérience dans le programme ? Comment êtes-vous devenu membre ? Le programme a-t-il été bénéfique pour vous ? Quelles sont les perspectives et les défis ?

Je suis membre d’ISNAD-Afrique depuis l’année dernière. Mon conseiller en recherche à l’Université d’Addis-Abeba m’avait parlé du programme. En tant que membre, j’ai participé à trois séminaires liés à mes recherches et j’ai été certifié. J’ai été choisi comme membre du programme non seulement pour avoir participé avec succès aux séminaires mais aussi parce que mes recherches sont alignées sur les objectifs des programmes d’ISNAD-Afrique et qu’elles traitent de la problématique du développement rural et de l’électrification hors réseau.

Le programme m’a également permis de participer aux cours d’un mois à l’Université de Dresde en Allemagne. Cette opportunité m’a apporté des expériences en temps réel, en particulier avec l’apprentissage au contact d’autres étudiants Africains. Ceci permettra d’améliorer mes travaux de recherche et bénéficiera à mon pays.

Le programme de mentorat a mis en place un tutorat technique avec le Prof. Marta Molinas à l’Université Norvégienne des Sciences et Technologies (NTNU) en Norvège qui offre un tutorat technique pour mes recherches. Le programme me permet également d’avoir accès aux informations nécessaires et est une grande motivation.

Que pensez-vous du récent projet Reppie Waste-to-energy en Ethiopie ?

Mes recherches de base portent plutôt sur l’éolien et le solaire. La structure du gouvernement Ethiopien n’a pas priorisé les chercheurs spécialisés dans l’éolien et le solaire. J’étais limité à enseigner. Mais grâce au nouveau Premier ministre, il y a du changement. La valorisation énergétique des déchets, c’est la transformation, au moyen de différentes méthodes dont la combustion, la gazéification, la pyrolyse, la digestion anaérobie et la récupération des gaz de décharge, des déchets biodégradables ou non en chaleur, électricité ou carburant utilisables. Compte tenu de la croissance démographique, de l’urbanisation et de la croissance économique, les volumes de déchets vont très certainement continuer à augmenter et ainsi saturer les systèmes de gestion des déchets existants.

La croissance démographique est rapide en Ethiopie. En 2000, l’Ethiopie comptait 63,5 millions d’habitants ; actuellement, ce chiffre s’élève à plus de 100 millions, ce qui en fait le deuxième plus grand pays en Afrique, et en 2025, la population devrait atteindre plus de 125 millions. En 2017, un glissement de terrain dans la décharge de Koshe a fait 114 morts et le gouvernement a déclaré 3 jours de deuil.

La nouvelle centrale de valorisation des déchets Reppie Waste-to-energy va transformer le site et permettra à toute la ville de changer son approche de la gestion des déchets. J’espère que Reppie servira de modèle pour d’autres pays d’Afrique.

Comment évaluerez-vous l’arrivée des énergies renouvelables en Éthiopie?

L’Éthiopie a un grand potentiel d’énergie hydroélectrique, éolienne, géothermique, éolienne, solaire et biomasse en tant que ressource énergétique indigène. L’Éthiopie serait le château d’eau de l’Afrique de l’Est et le potentiel hydroélectrique du pays est estimé à 45 000 MW, à côté de la République démocratique du Congo en Afrique, mais jusqu’à présent, seuls 20% de son potentiel est exploité. Pour satisfaire sa demande énergétique excédentaire, l’Éthiopie s’est engagée dans des projets énergétiques de plusieurs millions de dollars ces dernières années, y compris un certain nombre de projets de centrales hydroélectriques, comme six grands barrages de la Renaissance éthiopienne GW sur le Nil bleu.

Environ 98,94% de l’énergie produite provient du système ICS, tandis que 1,06% restant provient du SCS. En ce qui concerne la puissance totale des centrales électriques du pays, seulement 3,51% de l’énergie totale produite provient du diesel; le reste provient de ressources énergétiques renouvelables propres avec 88,25% de centrales hydroélectriques, 7,49% de centrales éoliennes, 0,58% de biomasse (Reppie Waste-to-Energy) et 0,17% de centrales géothermiques.

Que devons-nous commencer à changer en Afrique pour atténuer le changement climatique?

L’Afrique et le monde en général ont continué de subir les effets de la variation des régimes météorologiques appelés changements climatiques. Bien que le changement climatique représente un défi dans le monde entier, il est davantage une menace pour l’Afrique en raison de son niveau élevé de pauvreté, de la dépendance de ses agriculteurs aux précipitations, de sa faible infrastructure et de l’indisponibilité des technologies pouvant lui permettre de faire face et de s’adapter efficacement.

L’Afrique n’a pas grandement contribué au réchauffement climatique – ses émissions de gaz à effet de serre ne représentent que 4% du total mondial. Mais elle est déjà confrontée aux pires effets du changement climatique. Egalement, l’Afrique est socialement et économiquement dépendante de l’agriculture, mais les tragédies susmentionnées ont entraînés une baisse de la production agricole et par conséquent, de l’insécurité alimentaire. Le changement climatique devrait aggraver la situation en exacerbant la faim et la malnutrition.

L’atténuation du changement climatique implique de réduire l’impact de ses et du réchauffement climatique en réduisant les émissions de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. D’après ce que je comprends, les stratégies d’atténuation les plus efficientes et les plus efficaces pour l’Afrique sont: réduire progressivement les subventions aux combustibles fossiles ou accroître la dépendance à l’égard des sources d’énergie renouvelables, le boisement, le reboisement et la gestion durable des forêts, une utilisation plus efficace de l’énergie, en particulier au point d’utilisation finale dans les bâtiments, les transports et les processus de production, etc. Ici, je veux me concentrer davantage sur les deux premiers points car ce sont les principales solutions pour atténuer le changement climatique en Afrique.

Nous devons accroître notre dépendance à l’égard des sources d’énergie renouvelables. Nous devons examiner le boisement, le reboisement et la gestion durable des forêts. Nous avons besoin d’une utilisation plus efficace de l’énergie, en particulier au point d’utilisation finale dans les bâtiments, les transports et les processus de production.

Comment pouvons-nous déployer la technologie du biogaz pour l’énergie domestique, en Afrique, notamment en Ethiopie?

Dans l’ensemble, une combinaison d’incitations politiques fortes et continues, une formation adéquate pour l’entretien, la construction et l’évaluation financière, et une sensibilisation accrue aux avantages du biogaz pour la cuisson afin de surmonter certains des obstacles culturels est d’une grande importance pour l’adoption du biogaz. Tous ces facteurs seraient essentiels pour accroître la mise en œuvre et l’utilisation des usines nationales de biogaz dans les pays en développement.

L’initiative MRP

Le programme de mentorat a été conçu pour aider les étudiants (mentorés) à compléter le soutien de supervision qu’ils recevront de leurs encadreurs en établissement. Certains des avantages comprennent:

  • Participer à une formation multidisciplinaire de six (6) sessions sur l’énergie durable, l’environnement et le changement climatique (y compris les compétences non techniques), qui sera organisée par le Clean Energy Solution Center, une initiative de la Clean Energy Ministerial dirigée par le National Renewable Energy Laboratory (NREL), États-Unis
  • Être admis pour un mentorat d’un an avec un chercheur expérimenté ou un professionnel (ayant une expertise dans votre domaine de recherche) d’organisations de classe mondiale telles que la Banque mondiale, l’Université de Harvard, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) ), Chatham House et l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA), entre autres
  • Le soutien des mentors pour structurer votre recherche afin qu’elle soit innovante, résolvant les problèmes, pertinente pour l’industrie et réalisée conformément aux normes mondiales
  • Être soutenu par ISNAD-Afrique pour communiquer vos résultats de recherche aux parties prenantes concernées de la communauté mondiale, créant ainsi une visibilité pour vos opportunités de travail et de carrière

 

Kingsley Jeremiah,

Interviewer

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SITOTOMBE : DES SOLUTIONS ÉNERGÉTIQUES À FAIBLE COÛT POUR L’AFRIQUE SONT FAISABLES

L’appétit de Chipo Sitotombe pour l’accès à l’énergie cible tous les Africains. Tout récemment, les efforts du jeune chercheur – pour s’assurer que les solutions énergétiques à faible coût, en particulier l’énergie durable deviennent une réalité sur le continent – ont été accueillis avec optimisme. C’est grâce au soutien du Réseau international de soutien au développement de l’Afrique (ISNAD-Afrique), un réseau panafricain et multidisciplinaire de professionnels, chercheurs et étudiants du monde entier promouvant l’énergie durable, l’environnement et l’éducation. Dans cette interview, Sitotombe a discuté des questions clés dans le secteur, en particulier son expérience dans le cadre du programme de mentorat pour la recherche ISNAD-Afrique.

KINGSLEY JEREMIAH écrit …

 

Veuillez vous présenter à des fins d’enregistrement.

Je m’appelle Chipo Sitotombe. Je viens du Zimbabwe. Je suis titulaire d’un baccalauréat en génie chimique de l’Université nationale des sciences et technologies du Zimbabwe. De même, j’ai récemment terminé un master en génie énergétique à l’Institut universitaire panafricain des sciences de l’eau et de l’énergie en Algérie. Je suis passionné par l’énergie durable, en particulier le développement de solutions énergétiques à bas prix pour mon continent pour assurer l’accès à l’énergie pour tous.

Félicitations pour la récente réussite de votre programme de maîtrise financé par la GIZ. Quelle a été votre expérience et sur quel projet avez-vous travaillé ?

Merci beaucoup. J’ai eu une merveilleuse expérience chez PAUWES. Ma sincère gratitude va aux sponsors du programme ; Union africaine, Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) et kFW pour avoir attribué l’opportunité qui donne aux jeunes esprits africains les compétences et les connaissances nécessaires pour apporter des solutions innovantes aux problèmes de l’énergie, de l’eau et du changement climatique.

Ce que j’ai le plus apprécié chez PAUWES, mis à part la formation de haute qualité d’experts en énergie du monde entier, c’est l’apprentissage dans une communauté multiculturelle. PAUWES a des étudiants de plus de 30 États africains des cinq régions d’Afrique. J’avais tellement de choses à apprendre et à partager avec mes collègues. Et je suis vraiment excité par les réseaux que j’ai créés pendant mon séjour à l’Institut, qui me seront toujours utiles afin de faire avancer l’Afrique en matière d’énergie durable.

J’ai travaillé sur un projet intitulé Modeling Renewable Energy Integration, « A System Dynamic Approach » et j’ai pris la Tanzanie comme étude de cas.

Comment avez-vous entendu parler de ISNAD-AFRIQUE et du MRP ?

Un de mes collègues de PAUWES m’a parlé de ce programme lors de l’élaboration de nos propositions de recherche. Après avoir répondu à l’appel de mentorés, j’ai décidé de postuler.

Quelle a été votre expérience de mentorat dans le cadre du Programme de mentorat pour la recherche (MRP) ?

J’ai eu une formidable expérience de mentorat dans le cadre du programme MRP. Je remercie ISNAD-AFRIQUE, les facilitateurs de l’initiative et le Dr William Blythm, mon mentor. Le Dr William a été très favorable et actif pour stimuler les discussions et donner des critiques constructives. Il m’a constamment motivé et m’a patiemment guidé tout au long de mes recherches. Je lui dois beaucoup pour la réussite de mes travaux de recherche.

Son apport a fait une grande différence dans la façon dont j’ai conduit mes recherches. Cela a non seulement rendu mon travail plus facile, mais aussi passionnant. Il a consacré tellement de temps à mon travail et je me souviens que j’avais toujours hâte de discuter de mon travail avec lui sur Skype parce que j’avais tellement à apprendre des discussions et après chaque conversation, je me sentais tellement excité de continuer et de terminer.

Le travail de recherche a ses propres défis et je suis vraiment heureux d’avoir eu le soutien supplémentaire du Dr William pour complimenter l’excellent travail de mon superviseur institutionnel.

Intégration des énergies renouvelables « A System Dynamic Approach », cas de la Tanzanie, de quoi traite vraiment ce sujet ?

Dans mes travaux de recherche, j’utilise une approche de modélisation de la dynamique des systèmes pour justifier la nécessité de redoubler d’efforts pour intégrer les énergies renouvelables dans le système énergétique actuel de la Tanzanie.

J’ai développé un modèle qui intègre les aspects économiques, techniques, politiques, sociaux et environnementaux du système énergétique de la Tanzanie. Ce modèle a été utilisé pour montrer la tendance des ratios de prix de l’énergie des technologies de production d’énergie dans le pays entre 2010 et 2050, illustrer les tendances changeantes de la demande d’énergie en raison des changements dans les ratios de prix des technologies de production d’énergie, identifier les opportunités et les obstacles pour un déploiement accéléré des énergies renouvelables.

Quelles étaient vos motivations pour le sujet et quelles ont été vos conclusions ?

L’énergie moderne est un moteur clé d’une croissance économique soutenue et de l’amélioration des moyens de subsistance, mais malgré les ressources abondantes en Afrique subsaharienne, elle reste la partie du monde avec le plus grand nombre de personnes sans accès à l’énergie moderne et dépend fortement des combustibles traditionnels pour l’énergie. Les rares qui ont accès à l’énergie moderne sont confrontés à des prix élevés de l’énergie. D’un autre côté, la croissance démographique et les taux d’urbanisation de l’Afrique augmentent rapidement, ce qui entraîne une augmentation de la proportion sans accès.

La plupart des gouvernements d’Afrique subsaharienne sont donc confrontés au problème de devoir subvenir aux besoins énergétiques croissants de leur pays à un moment où le monde est aux prises avec les effets négatifs des émissions de CO2 résultant de la combustion de combustibles fossiles pour la production d’énergie.

Heureusement, il y a eu des progrès technologiques et des réductions de coûts significatives pour les technologies des énergies renouvelables, et le déploiement à grande échelle des énergies renouvelables offre aux pays d’Afrique subsaharienne une voie durable et rentable pour fournir rapidement une énergie abordable à la population et à ses économies croissantes.

D’où la nécessité de plaider pour une intégration renouvelable dans les pays d’Afrique subsaharienne.

Pour les technologies de production d’énergie prises en compte dans les travaux de recherche (gaz naturel, hydroélectricité, solaire photovoltaïque et éolien) : le gaz naturel et l’hydroélectricité qui contribuent actuellement à la majorité du mix électrique de la Tanzanie et donc à la hausse du prix actuel de l’énergie dans le pays connaîtra une très faible baisse des ratios des prix de l’énergie, même avec un engagement élevé des autorités tanzaniennes pour développer ces technologies.

Le solaire photovoltaïque et l’éolien connaissent cependant une baisse significative du ratio des prix de l’énergie au cours de la période de modélisation bien qu’il démarre très haut. Les bas prix attirent les consommateurs à faible revenu (qui représentent la plus grande part de la population tanzanienne). Par conséquent, l’électricité renouvelable peut jouer un rôle important dans la promotion de l’accès à une énergie abordable en Tanzanie, par conséquent, un plus grand engagement des autorités tanzaniennes (par le biais d’initiatives de politique en matière d’énergies renouvelables) est nécessaire afin de réduire les ratios de prix élevés initiaux des technologies de production. Parce que ces ratios de prix élevés initiaux font fuir les investissements et entravent les progrès en matière de pénétration des énergies renouvelables.

Si on regarde par exemple la Tanzanie et le Zimbabwe, quelle est d’après vous la prépondérance des énergies renouvelables en Afrique ?

Il y a eu quelques initiatives de développement de politiques et infrastructures pour le développement durable. Mais la plupart des pays continuent de dépendre largement de leurs techniques traditionnelles de génération d’énergie. Par exemple, le Zimbabwe dépend de centrales hydrauliques et du charbon, tandis que la Tanzanie dépend de l’énergie hydraulique et du gaz naturel – donc l’engagement ä développer les énergies solaires, géothermales ou éoliennes est encore limité malgré l’accessibilité de ces ressources. Les gouvernements doivent avoir un engagement plus ferme à développer les infrastructures pour générer ces énergies renouvelables, afin de diversifier les approvisionnements et offrir une énergie propre abordable pour tous.

Quels conseils donneriez-vous aux participants actuels et potentiels de cette initiative ?

Le MRP est une chance unique d’investir en vous-même. Exploitez cette opportunité au maximum en engageant autant que possible avec vos mentors et apprenez tout ce que vous pouvez sous leur guidance. Il est important de se rappeler que ce que nous faisons n’est pas seulement pour notre bénéfice mais pour celui du continent tout entier. Notre travail de recherche se doit de contribuer à l’apport de solutions innovantes et à la création de l’Afrique que nous voulons pour le futur, nous devons donc rester très engagés et concentrés dans nos recherches.

J’encourage ceux qui sont intéressés par notre initiative à postuler lorsque nous recrutons de nouveaux participants. Vous ne pouvez pas vous permettre de passer à côté de cette expérience. Le programme est idéal pour la préparation de votre travail de recherche. Non seulement vous effectuerez un travail de qualité mais ce travail sera également pertinent pour les besoins de nos sociétés.

 

Kingsley Jeremiah,

Communications Associate, ISNAD-Africa

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A NAIROBI, ISNAD-AFRICA CHERCHE DES SOLUTIONS AUX DEFIS DE LA CROISSANCE VERTE EN AFRIQUE

Alors que l’Afrique vise à atteindre les objectifs d’une économie verte, le Réseau international d’appui au développement de l’Afrique (ISNAD-AFRICA) réclame des solutions technologiques pour accélérer le développement sur l’ensemble du continent.

A l’occasion d’un atelier de validation organisé par le World Wide Fund for Nature (WWF) le 6 novembre 2018 à Nairobi, Kenya, le fondateur d’ISNAD-Africa, Adedoyin Adeleke a fait remarquer que le développement d’une plateforme continentale destinée à l’échange des idées et à l’augmentation de la sensibilisation à l’économie verte permettrait d’accélérer la transition de l’Afrique vers une économie verte.

[Participants à l’atelier]
Il a noté qu’ISNAD-Africa continuera à soutenir les initiatives visant à renforcer les actions de soutien pour un environnement durable, pour le climat et pour l’accès à une énergie durable.

Représenté par l’un des Associés en Communication de l’organisation, Kingsley Jeremiah, Adeleke a dit que l’ONG comblait actuellement les manques de compétences afin d’assurer que l’Afrique relève la barre en matière de développement de l’économie verte.

A l’occasion de cet atelier, le WWF a salué les efforts qui ont été faits pour réaliser le document, développé par une sélection d’ONG panafricaines et ayant pour objectif de soutenir la croissance verte sur le continent.

Le groupe a souligné que le but de l’atelier était de concevoir un document exploitable qui pourrait guider le continent vers la mise en œuvre de la croissance verte et du développement durable.

L’un des points forts de l’atelier fut la proposition d’ISNAD-Africa de développer une plateforme qui pourrait combler le manque de compétences et renforcer les connaissances dans le domaine de la croissance verte et du développement durable.

Cette proposition a été qualifiée de très innovante et encouragée car le manque de compétences et de connaissances adaptées en matière de croissance verte et de développement durable est considéré comme un défi majeur pour le continent.

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L’impact imminent des véhicules écologiques en Afrique

Par Kingsley Jeremiah

Nombreux pays à travers le monde; les pays développés particulièrement font des efforts pour réduire les impacts du changement climatique. L’adoption du véhicule écologique est l’une des solutions remarquables pour un monde respectueux de l’environnement. Mais aussi louable que puisse être le développement, la technologie pose de graves problèmes en Afrique.

Dans le cadre des mesures de lutte contre le réchauffement climatique, les pays développés délaissent les véhicules à essence et au diesel. La France, les États-Unis, l’Inde, la Norvège et d’autres pays ont déjà limité les nouvelles ventes de voitures à essence et à moteur diesel, tandis que le Chili s’est récemment tourné vers les véhicules écologiques pour les transports en commun.

Un rapport de Bloomberg New Energy Finance (BNEF) indique que le monde est sur le point d’un changement électrisant qui aurait un effet en cascade sur l’ensemble du secteur énergétique mondial. Il ajoute que dans huit ans à peine, les voitures électriques en Europe et en Amérique du Nord seraient moins chères à l’achat et à l’utilisation que les véhicules traditionnels, équipés de moteurs à combustion interne.

L’augmentation de l’utilisation de véhicules électriques (VÉ) a été suggérée comme une méthode possible pour réduire la consommation de carburant et les émissions de gaz à effet de serre (GES) dans le but d’atténuer les causes du changement climatique.

Mais peu de choses ont été dites sur la fin de vie des produits en cours de suppression progressive dans les communautés développées. Où vont les produits?

La plupart des analystes ont exprimé leur inquiétude quant au fait que le continent africain, avec le fardeau actuel de la pollution, pourrait devenir un dépotoir pour les moteurs à essence et diesel qui sont en train de disparaître progressivement.

Avec environ un demi-million de voitures d’occasion importées chaque année au Nigéria, l’Afrique est devenue le continent où les véhicules condamnés vont mourir. La plupart des véhicules proviennent des États-Unis, du Japon, de la France et des marques telles que Toyota sont désormais monnaie courante sur les routes du pays.

Implicitement, à mesure que les communautés développées deviennent plus propres, la montée des défis liés au changement climatique et de ses problèmes de santé devient plus urgente en Afrique.

Alors que les émissions des véhicules, considérées comme une source majeure de pollution atmosphérique en milieu urbain, sont en train de chuter dans le monde entier, les dernières mesures de particules (PM10) effectuées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour déterminer la qualité de l’air dans le monde, ont classé les villes africaines parmi les pires au monde (https://guardian.ng/news/who-ranks-onitsha-as-worlds-most-polluted-city/).

En effet, selon une nouvelle étude, la pollution de l’air serait responsable de la plupart des décès prématurés sur le continent.

En 2015, des infections des voies respiratoires inférieures, telles que la pneumonie et la bronchite, auraient remplacé le sida en tant que principale cause de décès en Afrique, car elles auraient entraîné la mort d’environ un million de vies africaines.

En fait, des analystes en énergie de l’Institut Grantham sur le changement climatique et l’environnement à l’Imperial College de Londres et le groupe de réflexion Carbon Tracker ont corroboré cette affirmation et mis en garde de manière alarmante des pays comme le Nigéria du danger d’une dépendance excessive à cette technologie.

S’il est nécessaire que la communauté mondiale crée une politique de fin de vie décourageant le dumping des technologies anciennes en Afrique, le continent africain a un besoin urgent de législation et d’encouragement pour mettre en place un véhicule écologique dans ses villes.

Sorin Profir, directeur du projet régional Nissan au Nigeria, qui avait évoqué la révolution en cours en matière de véhicules écologiques en Afrique du Sud, a déclaré: «Si vous voulez des véhicules écologiques, vous devez d’abord vous débarrasser des voitures d’occasion et créer une législation qui encouragera les gens à acheter des véhicules écologiques.

Un directeur de Carbon Exchange Trade, basé à Lagos, Innocent Azih, a déclaré à cet auteur que, selon le National Bureau of Statistics (NBS), environ 11,5 millions de véhicules, qui circulent actuellement sur des routes nigérianes, ont mis à risque l’environnement et la santé de la population dans le pays.

Azih a exprimé son inquiétude face à l’afflux de véhicules d’occasion, soulignant que si le gouvernement n’agissait pas rapidement, le pays serait une poubelle pour les technologies dangereuses. Azih a déclaré: “Nous avons besoin d’un instrument global sous forme de réglementation qui permette aux investisseurs et au secteur privé de conduire la révolution verte et de faire respecter la réduction des émissions de carbone.”

Il est important que la plupart des pays africains, qui s’étaient engagés lors de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York, soutiennent une révolution verte en prenant des mesures climatiques pour le développement durable afin d’éviter les dangers qui se profilent dans le secteur de l’automobile.

De même, il est nécessaire que des accords régionaux ou mondiaux régissent le flux de véhicules usagés afin de maîtriser les dangers imminents du développement.

Les véhicules verts également appelés véhicules écosensibles ou véhicules écologiques sont moins nocifs pour l’environnement que les véhicules à moteur à combustion interne conventionnels fonctionnant à l’essence ou au diesel.

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Nigeria’s bumpy road to renewable energy solutions

By Kingsley Jeremiah

Nigeria has been struggling to provide electricity for its fast growing population. In 2013, the country privatised its power sector hoping to upturn the despondent nature of the sector.

The Electric Power Sector Reform Act of 2005 unbundled the national power company into a series of 18 successor companies: six generation companies and 12 distribution companies covering all the 36 states while government is still in charge of transmission.

Bureau of Public Enterprises had stated that at takeover date in November 2013, available power generation capacity in Nigeria was 4, 500. It currently stands at around 7,000. Installed generation capacity stands at 13496MW as against 12500 Mega Watts (MW) at take over. In December last year, the Transmission Company of Nigeria (TCN) said the country’s transmission capacity has increased to 8, 100 MW from 5, 000 MW three years ago.

However, statistic from the market operators indicated that only about 4000MW gets to the consumer. Despite the epileptic supply, the continuous collapse of the national electricity grid has severally thrown the country into darkness.

Demand for electricity hovers around 98,000MW in Nigeria. With current output, there is allegedly shortfall, standing at around 93 000MW.

The prevailing situation, to most stakeholders creates opportunity for renewable options, especially as a more sustainable electricity source.

Renewable energy comes from sources that are naturally replenished on a human timescale, especially wind, geothermal heat, sunlight, rain, tides, waves and others. For a country with looming environmental challenges, focusing on renewable wont only contribute significantly to off-grip solutions but reduce climate change challenges.

The International Renewable Energy Agency noted that West African region has a vast renewable energy potential sufficient to cover unmet power demand and achieve universal access to electricity while supporting the region’s transition to a low-carbon growth path.

Nigeria reportedly has a yearly average sunshine of about 6.25 h, ranging from 3.5 h at the coastal regions to 9.0 h at the north while the mean daily solar radiation is about 5.25 kWh/m 2 per day, ranging from 3.5 kW/m 2 per day at coastal zones to 7.0 kWh/m 2 per day at the north.

Since the challenge of access to electricity is concentrated more in the rural community, renewable serves as a better means to reach undeserved users, living in rural communities, which are located quite far off the nearest connection to the national grid. This will enable the country meet up with the United Nation’s Sustainable Development Goals on providing power for all.

Saleh Mamman, Nigeria’s Minister for Power had said government intends to use distributed power generation with locally available resource such as solar to achieve the upscale the situation in the country.

“Our being here today, reflects a deliberate demonstration of the importance both the state and Federal Government attached to the provision of electricity in remote and underserved communities across the country,’’ the minister said.

Currently, the Nigeria has developed the National Renewable Energy and Energy Efficiency Policy (NREEEP), which set out various policies and programmes for the deployment of renewable energy technologies in the country.

If the plan is implemented, NREEEP aims to boost short term generation from renewable to hit 5, 15, 117 MW of biomass, wind, and solar (PV and CSP) electricity respectively. Medium term (2020)- 57, 632, 1343 MW of biomass, wind, and solar (PV and CSP) electricity respectively and, Long term (2030)- 292, 3211, 6832 MW of biomass, wind, and solar (PV and CSP) electricity respectively

But current reality showed clear indications that the plan may remain elusive due to prevailing challenges, which include attracting investment into the sector, technical know-how, inconsistent and poor implementation of policies and other issues.

With increasing donor funding going into the sector in Nigeria, most industry players were of the opinion that there was need to address issues related to realising vision of a competent renewable blueprint, provide an integrated and scientific approach to the energy value chain, especially taking into account the interdependencies and synergies in the energy sub-sectors as well as political will to deliberately prioritize renewable energy.

It is critical to know that investment into renewable energy has been on the increase in Nigeria as most international donors appear to be interested in channeling resources to renewable energy instead of conventional sources. There are equally few power companies that are looking in this direction. However, this efforts must be sustained and drastically increased to drive projected economic development in the country.

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Opportunities – August 2019

Upcoming Events:

United Nations Youth Climate Summit 2019 (New York) – September 21, 2019

Climate Action Summit 2019 (New York) – September 23, 2019

International Conference on Global Warming and Climate Change (Bangkok, Thailand) October, 3 – 4, 2019

Africa’s Energy Conference (Cape Town) – October 9-11, 2019‎

Climate Change & Earth Science (Tokyo) – October 16-17, 2019

Annual US Renewable Power Conference (Dallas) – October 23, 2019

Online courses and Challenge:

The 12th Eco-generation Environmental Essay Competition: Beat Air Pollution – deadline September 2, 2019

Impact! Africa Summit features contest on social innovation – deadline – October 1, 2019

The Fledgling Fund seeks projects on climate change – October 1, 2019

Fellowships/Scholarships

Aspen Institute’s Training Program for NGO Professionals – deadline: 15 October 2019

2020 James Marston Fitch Mid-Career Fellowship is now open for Applications – deadline: 16 October 2019

British Chevening Scholarships for International Students – deadline – November 5, 2019

African Union Kwame Nkrumah Awards for Scientific Excellence (AUKNASE): Continental & Regional Awards 2019 Edition – deadline November 10, 2019

UNESCO/Keizo Obuchi Research Fellowships Programme-Deadline – November 29, 2019

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The looming impacts of eco-friendly vehicles in Africa

The looming impacts of eco-friendly vehicles in Africa

By Kingsley Jeremiah

Countries across the world; especially developed nations are making efforts to reduce the impacts of climate change.  The adoption of green vehicle is one of the remarkable solutions to an eco-friendly world. But as laudable as the development could be, the technology posts dire challenges in Africa.

As part of measures to battle global warming, developed countries are moving from petrol and diesel vehicles. France, U.K., U.S., India, Norway and others already restricted the new sales of petrol and diesel cars, while Chile recently turned to green vehicles for mass transportation.

A report by Bloomberg New Energy Finance (BNEF) says the world is on the verge of an electrifying change that would have a cascading effect on the entire global energy industry. It adds that within as few as eight years, electric cars in Europe and North America would be cheaper to buy and run than traditional vehicles, which are powered by internal combustion engines.

Increasing the use of electric vehicles (EVs) has been suggested as a possible method to decrease fuel consumption and greenhouse gas (GHG) emissions in an effort to mitigate the causes of climate change.

But little has been said on the end-of-life of products that are being phased out in developed communities. Where are the products going to end up?

Most analysts have expressed concern that the continent of Africa, with the current burden of pollution could be turned into a dumping ground for petrol and diesel engines that are now being phased out.

With about half a million used cars imported to Nigeria alone yearly, Africa has become the continent, where condemned vehicles go to die.  Most of the vehicles are from US, Japan, France and brands such as Toyota are now commonplace on the countries’ roads.

By implication, as the developed communities become cleaner, the surge in climate change challenges and its health problems becomes more urgent in Africa.

While vehicle emissions, considered as a major source of urban air pollution are dropping across the world, recent Particulate Matter (PM10) measurement (https://guardian.ng/news/who-ranks-onitsha-as-worlds-most-polluted-city/) conducted by the World Health Organization (WHO) to determine air quality across the world, ranked cities in Africa as world’s worst.

Indeed, according to a new research, air pollution is responsible for most of the premature deaths on the continent.

Reportedly, in 2015, lower respiratory infections like pneumonia and bronchitis replaced AIDS as the leading cause of death in Africa, being responsible for cutting short roughly one million African lives.

In fact, energy analysts at the Grantham Institute of Climate Change and the Environment at Imperial College London and Carbon Tracker think tank corroborated the claim and in a way warned countries like Nigeria of the danger in over dependence on this technology.

While it is necessary for the global community to create an end of life policy that discourage dumping of old technologies in Africa, the continent of Africa is urgently in need of necessary legislation and encouragement to have green vehicle across its cities.

Director, Nissan Nigeria Regional Project, Sorin Profir, who had cited ongoing green vehicles revolution in South Africa, said: “If you want green vehicles, first you must get rid of used cars and create the legislation that will encourage people to buy green vehicles.

A director at Lagos-based Carbon Exchange Trade, Innocent Azih, told this writer that estimated 11.5 million vehicles, which currently ply roads in Nigeria, according to the National Bureau of Statistics (NBS), put the country’s environment and the health of the populace at risk.

Azih raised concern over the influx of second hand vehicles, noting that unless government acts fast, the country would be a trash bin for hazardous technology.

On what could be done to avert the situation, Azih said: “We need a holistic instrument in the form of regulation that enables investors and the private sector to drive green revolution and enforce carbon emission reduction.”

It is important for most African countries, which had pledged at the United Nations General Assembly in New York, to support a green revolution by taking climate action for sustainable development to avert the looming dangers in the automotive sector.

Similarly, there is need for regional or global agreements to govern the flow of used vehicles to tame the imminent dangers in the development.

Green vehicles also known as eco-friendly vehicles or environmentally-friendly vehicles are less harmful to the environment than conventional internal combustion engine vehicles running on gasoline or diesel.

 

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In Nairobi, ISNAD-Africa seeks solutions to challenges of green growth in Africa

As Africa works towards achieving a green economy, International Support Network for Africa Development (ISNAD-AFRICA) has called for technology based solutions to speed up the development across the continent.

Speaking at a validation workshop organised by the World Wide Fund for Nature (WWF) on November 6, 2018 in Nairobi, Kenya, founder of ISNAD-Africa, Adedoyin Adeleke noted that developing a platform that would enable the continent to share ideas and increase awareness on green economy would fast track Africa’s transition to green economy.

[Participants at the workshop]
He noted that ISNAD-Africa would continue to support initiatives that improve a sustainable environment, climate and provide sustainable energy.

Represented by one of the organisation’s Communication Associates, Kingsley Jeremiah, Adeleke said the NGO is currently bridging skill gap to ensure that Africa raise the bar in the development of green growth.

At the workshop, WWF appreciated the efforts that were made to make the document, developed by selected pan Africa NGO to drive green growth on the continent a reality.

The group noted that the intention of the workshop was to develop a workable document that would guide the continent, towards achieving green growth and sustainable development.

One of the highlights at the event was ISNAD-Africa’s idea on developing a platform that could bridge skill gap and increase knowledge on green growth and sustainable development.

The idea was rated very innovative and asked to be pursued since lack of skill and adequate knowledge of green growth and sustainable development was identified as major challenges on the continent.

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Sitotombe: Low cost energy solutions for Africa is feasible

Chipo Sitotombe’s appetite for energy access targets all Africans. Just recently, effort by the young researcher to ensure that low cost energy solutions, particularly sustainable energy become a reality on the continent was greeted with optimism. Thanks to the backing provided by the International Support Network for African Development (ISNAD-Africa), a pan-African and multidisciplinary network of professionals, researchers, and students around the globe promoting Sustainable Energy, Environment and Education. In this interview, Sitotombe discussed key issues in the sector, especially her experience under the ISNAD-Africa’s Mentoring for Research Programme.

KINGSLEY JEREMIAH writes..

 

Please introduce yourself for record purpose

I am Chipo Sitotombe. I am from Zimbabwe. I hold bachelors in Chemical Engineering from National University of Science and Technology, Zimbabwe. Similarly, I recently completed masters in energy engineering from Pan African University Institute of Water and Energy Sciences in Algeria. I am passionate about sustainable energy, especially the development of low cost energy solutions for my continent to ensure energy access for all.

Congrats on the recent completion of your master’s degree programme funded by GIZ. What was the experience like and what project did you work on?

 

Thank you very much. I had a wonderful experience at PAUWES. My heartfelt gratitude goes to the sponsors of the programme; African Union, Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) and kFW for awarding the opportunity that equips young African minds with the relevant skills and knowledge to bring innovative solutions to the problems of energy, water and climate change.

What I enjoyed most at PAUWES aside the high quality training from energy experts across the globe was learning in a multicultural community. PAUWES has students from more than 30 African states from all the five regions of Africa. I had so much to learn and share with my collegues. And I am really excited by the lifelong networks I created for the purposes of moving Africa forward as far as sustainable energy is concerned during my time at the Institute.

I worked on a project entitled Modelling Renewable Energy Integration, “A System Dynamic Approach” and I used Tanzania as my case study.

How did you learn about ISNAD-AFRICA and the MRP?

A colleague of mine from PAUWES told me about this programme when we were drawing up our research proposals. After going through the call for mentees I decided to apply.

What was your mentorship experience like in the Mentoring for Research Programme (MRP)?

I had an awesome mentorship experience under the MRP programme. My appreciation goes to ISNAD-AFRICA, the facilitators of the initiative and Dr William Blythm, my mentor. Dr William was very supportive and active in stimulating discussions and giving out constructive reviews. He continuously motivated me and patiently guided me throughout my research. The successful completion of my research work owes a lot to him.

His input made a big difference in the way I handled my research. It did not only make my work easier but also exciting. He dedicated so much time to my work and I recall I always used to look forward to discussing my work with him on Skype because I had so much to learn from the discussions and after every conversation I would feel so energized to continue and finish.

Research work has its own challenges and I am really glad that I had the extra support of Dr William to compliment the great work of my institutional supervisor.

Renewable Energy Integration “A System Dynamic Approach”, Case of Tanzania, what is this topic really about?

In my research work I use a system dynamics modelling approach to justify the need for more efforts towards integrating renewable energy in the current energy system of Tanzania.

I developed a model that incorporated the economic, technical, political, social and environmental aspects of Tanzania’s energy system. This model was used to show the trend in the energy price ratios of the energy generating technologies in the country between 2010 and 2050, illustrate the changing trends in energy demand due to changes in price ratios of the energy generating technologies, identify opportunities and barriers for accelerated renewable energy deployment

 

What were your motivations for the topic and what are your findings?  

Modern energy is a key driver to sustained economic growth and improved livelihoods but despite the abundant resources in Sub-Sahara Africa, it remains the part of the world with the largest number of people without access to modern energy and heavily relies on traditional fuels for energy. The few that have access to modern energy are faced with high energy prices. On the other hand Africa’s population growth and urbanisation rates are rapidly increasing thus causing the proportion without access to further increase.

So most governments in Sub-Sahara Africa are faced with the problem of having to provide for their countries’ growing energy needs at a time when the world is battling with negative impacts of CO2 emissions resulting from the burning of fossil fuels for energy generation.

Fortunately there has been technological advancement and significant cost reductions for renewable energy technologies and large scale deployment of renewable energy offers Sub Sahara African countries a sustainable, cost effective path to rapidly provide affordable energy for its growing population and economies.

Hence the need to advocate for Renewable Integration in Sub-Sahara African countries.

For the energy generating technologies considered in the research work (natural gas, hydropower, Solar PV and Wind): Natural gas and hydropower which are currently contributing to the majority share in the electricity mix of Tanzania and therefore driving the current energy price in the country will experience a very small decrease in the energy price ratios even with high commitment from Tanzanian authorities to develop these technologies.

Solar PV and Wind however experience a significant decrease in the energy price ratio during the modelling period although it starts off very high.  The low prices are attractive to the low income consumers (which make up the largest share of Tanzania’s population). Therefore renewable electricity can play a significant role in fostering access to affordable energy in Tanzania therefore more commitment by Tanzanian authorities (through renewable energy policy initiatives) is required in order to reduce the initial high price ratios of the generating technologies. Because these initial high price ratios are scaring away investments and hampering progress as far as renewable energy penetration is concerned.

Looking at the example of Tanzania and Zimbabwe, how will you rate renewable energy penetration in Africa?

There have been a few initiatives in terms of renewable energy policy and renewable energy infrastructure development. But most countries are still relying largely on their traditional generating technologies. Zimbabwe for example relies on hydropower and coal while Tanzania relies on natural gas and hydropower so commitment to develop solar PV, geothermal or wind despite the availability of these resources is still quite limited. Governments need to increase commitment in developing infrastructure of these renewable generating technologies in order to diversify supply and deliver clean affordable energy to all.

What’s your advice for people currently on the programme or people intending to be part of the initiative?

The MRP is an excellent opportunity to invest in you. Make the best of the opportunity by fully engaging your mentors and learn as much as you can from them. It is always important to keep in mind that we are not doing what we do just for ourselves but for our continent. Our research work should contribute to bringing innovative solutions and creating the Africa we want so it is very important to stay committed and focused during the time of research.

I encourage those that want to be part of the initiative to apply when the call is made for mentees. It is an experience you cannot afford to miss. The programme is ideal for preparing your research work. You will not only develop quality work but also work that is relevant to the needs of our societies.

 

Kingsley Jeremiah,

Communications Associate, ISNAD-Africa

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Benti: Africa must phase-out fossil fuel subsidies to mitigate climate change

 

Natei Ermias Benti, born in Horo Guduru Wollega Zone, Shambu town, Oromia Region of Ethiopia is a doctorate student at the Center for Environmental Science, College of Natural and Computational Sciences, Addis Ababa University, Ethiopia. Benti’s focus is in the area of atmosphere, energy and climate change. A member of the Mentoring for Research Programme (MRP) of the International Support Network for African Development (ISNAD-Africa), in this chat with KINSGLEY JEREMIAH, Benti shares the highlights of his experience under MRP. He equally discussed leeway to sustainable energy and climate change in Africa, particularly in Ethiopia.

 

 

How do you feel being a member of the ISNAD-Africa mentorship for research programme?

I’m proud to be a member of such wonderful organisation. I am also grateful to be one of the PhD students being supported by ISNAD-Africa through the Mentoring for Research Programme which affords me technical support for my doctoral (PhD) research from Prof. Marta Molinas, my mentor on the programme. Through ISNAD-Africa, I am also excited to be one of the two mentees in the 2018 cohort of Mentoring for Research Programme who have been offered Fellowships funded by the German government to participate at the 76th UNEP/UNESCO/BMUB International Short Course on Environmental Management for Developing Countries – Renewable Energy Sources and Energy Efficiency (SC76) in November (2018). The one-month fully-funded residential programme is organised by the Centre for International Postgraduate Studies in Environmental Management (CIPSEM) at the Technische Universität Dresden in Dresden, Germany. I remain very grateful to ISNAD-Africa for the support for my academic and career development.

Can you narrate your experience under the programme? How did you become a member? Has the programme been worthwhile for you? What are the prospects and challenges?

I became a member of ISNAD-Africa last year. My research adviser in Addis Ababa University told me about the programme. As a member, I have attended three seminars that related to my research and I have been certified. I was selected as a member of the programme, not only by completing the seminars successfully but because my research is in line with the purpose of the ISNAD-Africa programme as well as rural development and off-grid electricity.

The programme has also given me leverage as beneficiary of a one-month course at Dresden University, Germany. This opportunity offers real time experience, especially learning from other African students. This will improve my research work and benefit my country.

The mentoring programme established a technical mentoring support for me with Prof. Marta Molinas at the Norwegian University of Science and Technology (NTNU), Norway; who provides technical mentoring support for me on my research. The programme also gives me access to necessary information and motivates me as well.

What is your take on the newly launched Waste-to-energy Reppie Project in Ethiopia?

My background research experience is more focused on wind and solar. The structure of the Ethiopian government did not prioritise researchers, who specialise in wind and solar. The best one could do was to lecture. But thanks to the new prime minister, the narrative is changing.  Waste to energy recovery is the transformation of degradable and non-biodegradable waste resources to serviceable heat, electricity, or fuel by different methods, comprising combustion, gasification, pyrolysis, anaerobic digestion and landfill gas recovery. Population growth, urbanisation and economic progress are likely to yield growing amounts of waste overloading present waste managing schemes.

The population of Ethiopia is growing at a rapid pace. In 2000, the population was 63.5 million; the current population is more than 100 million, second largest in African countries and by 2025 projected to be more than 125 million. In 2017, a landslide on Koshe dump site killed 114 people, prompting the government to declare three days of mourning.

But the new Reppie waste-to-energy plant is set to transform the site and revolutionize the entire city’s approach to dealing with waste. I hope Reppie will serve as a model for other African countries.

How will you rate the penetration of Renewable energy in Ethiopia?

Ethiopia has large potential of hydro, wind, geothermal, wind, solar and biomass as indigenous energy resource. Ethiopia is said to be the water tower of eastern Africa and country’s hydropower potential is estimated up to 45,000 MW, next to Democratic Republic of Congo in Africa, but so far only 20 per cent is exploited. To secure its surplus energy demand, Ethiopia has engaged itself in unprecedented multimillion dollar energy projects in recent years, including a number of hydropower plant projects, like, six GW Grand Ethiopian Renaissance Dam on the Blue Nile river.

About 98.94 per cent of the generated energy comes from the ICS system while remaining 1.06 per cent is from SCS. Looking on the share of total installed capacity of the country’s power plants, only 3.51 per cent of the total generated energy comes from Diesel; the rest is from clean renewable energy resources with 88.25 per cent from hydropower plant, 7.49 per cent from wind power, 0.58 per from biomass (Reppie Waste-to-Energy) and 0.17 per cent from a geothermal plant.

What must we begin to change in Africa to mitigate climate change?

Africa and world generally has continued to bare the effects of the variation in weather patterns known as climate change. Although climate change presents a challenge worldwide, it is more of a threat to Africa because of its high level of poverty, its farmers’ dependence on rainfall, its weak infrastructure and unavailability of technologies to cope and adopt effectively.

Africa has done little to cause global warming- its greenhouse gas emissions are only 4 per of the world’s total. But it is already facing the worst effects of climate change. Africa is also socially and economically dependent on agriculture yet the above mentioned tragedies have led to a decrease in agricultural production and therefore, food insecurity. Climate change is expected to worsen the situation by exacerbating hunger and malnutrition.

Climate change mitigation involves reducing the impact of climate change effects and global warming by reducing emissions of greenhouse gases to the atmosphere. As my understanding, the most effective and efficient mitigation strategies for Africa are: phase out fossil fuel subsidies or increase reliance on renewable energy sources, Afforestation, reforestation and sustainable management of forests, more efficient use of energy, especially at the point of end use in buildings, transportation and production processes, etc. Here, I want to focus more on the first two points because they are primary solutions to mitigate climate change in Africa.

We have to increased reliance on renewable energy sources. We need to look at afforestation, reforestation and sustainable management of forests. We need more efficient use of energy, especially at the point of end use in buildings, transportation and production processes.

How can we deploy biogas technology for household energy, in Africa, particularly in Ethiopia?

Overall, a combination of continued strong policy incentives, adequate training for maintenance, construction and financial evaluation, and increased awareness of the benefits of biogas for cooking in order to overcome some of the cultural barriers is of a great importance for biogas uptake. All of these factors would be essential to increase the implementation and use of domestic biogas plants in developing countries.

The MRP initiative

The mentoring programme was designed to help students (mentees) complement the supervisory support they will receive from their institution-based supervisors. Some of the benefits include:

  • Participate in a six (6)-session multidisciplinary training, on Sustainable Energy, Environment and Climate Change (including soft skills), to be hosted by the Clean Energy Solution Center, an initiative of the Clean Energy Ministerial operated by the National Renewable Energy Laboratory (NREL), United States
  • Be admitted for one-year one-to-one mentoring relationship with an experienced researcher or professional (with expertise in your area of research) from world-class organisations such as the World Bank, Harvard University, Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC), Chatham House, and International Renewable Energy Agency (IRENA) among others
  • Be supported by mentors to structure your research to be innovative, problem-solving, industry-relevant, and carried out to meet global standards
  • Be supported by ISNAD-Africa to communicate your research findings to relevant stakeholders in the global community, hence, creating visibility for your work and career opportunities

 

 

Kingsley Jeremiah,

Interviewer