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ÉLECTRIFICATION DES SITES HUMANITAIRES : ÉNERGIES RENOUVELABLES DANS LES CAMPS DE REFUGIÉS

Le 19 août a marqué récemment la Journée mondiale de l’aide humanitaire, une occasion pour honorer les personnes sur la ligne de front de l’aide humanitaire mais aussi réfléchir aux crises que les conflits ont infligé à des communautés entières par le déplacement de populations qui doivent soudainement tout quitter pour fuir les zones de guerre, les catastrophes naturelles ou les persécutions hostiles. Les camps humanitaires ont besoin de beaucoup de ressources fondamentales telles que les hébergements, la nourriture, les vêtements, les soins de santé et les livres. Or, l’une des ressources essentielles a été négligée depuis un certain temps déjà : l’énergie. Sans énergie, les réfugiés et les personnes déplacées ne peuvent pas chauffer de l’eau, préparer leur repas, s’éclairer et se chauffer.

Le lien entre l’aide humanitaire et les énergies renouvelables est un domaine sur lequel plus d’étudiants, chercheurs, organisations humanitaires, gouvernements, ONG et entités du secteur privé doivent se concentrer dans toute l’Afrique et ce besoin n’a cessé de se renforcer au cours de ces dernières années. Les populations fuyant les zones de conflit ou les régions affectées par des catastrophes naturelles se retrouvent dans des camps humanitaires où on leur offre un hébergement temporaire et de la nourriture mais elles restent en charge des combustibles et de l’eau. Beaucoup d’organisations humanitaires et religieuses n’envoient souvent que de la nourriture comme par exemple de la viande en conserve, des sacs de céréales et des haricots. Les personnes bénéficiant du statut de réfugié ou de Personne déplacée à l’intérieur de leur pays (IDP) doivent souvent préparer elles-mêmes leur repas et il leur faut donc un combustible. Beaucoup sont alors obligés de se rendre dans les forêts avoisinantes pour y ramasser du bois ou autres biocombustibles à brûler. Ceci contribue non seulement à la déforestation mais la cuisine au-dessus d’un feu de bois pollue aussi l’air et a des effets néfastes sur la santé.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré que 4 millions de personnes meurent chaque année de maladies non-transmissibles à cause de l’inhalation de suies et autres fumées résultant de la cuisine au-dessus d’un feu. Ces constations ont conduit à la création de l’Alliance mondiale pour les foyers améliorés (Global Alliance for Clean Cookstoves) qui travaille en étroite collaboration avec des groupes et initiatives tels que Safe Access to Fuel and Energy (SAFE) et Practical Action afin de fournir des technologies de cuisson propres aux camps de réfugiés. Cela vaut également pour faire bouillir l’eau afin de la rendre potable et pour assurer l’éclairage dans les hébergements.

Un article publié en 2016 : Energy and Building souligne que les dépenses énergétiques pour la cuisson et l’éclairage dans ce contexte sont estimées à environ 200 dollars par an et par foyer ; et que l’introduction de foyers améliorés et de lanternes solaires pourrait permettre d’économiser 303 millions de dollars par an de frais de combustibles avec un investissement de 334 millions de dollars.

 

La République Centrafricaine, le Soudan, la Somalie, le Burundi et le Nigéria sont quelques-uns des pays africains rongés par des combats civils, des guerres et des conflits ; des millions de personnes sont déplacées, contraintes de fuir pour survivre. Par l’intermédiaire d’organisations telles que le Haut-commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR), des milliards de dollars sont consacrés à la sécurisation des hébergements pour les réfugiés et les personnes déplacées en Afrique, y compris dans les camps de Dadaab, l’un des plus grands en Afrique avec plus de 230 000 personnes dans cinq camps, ce qui en fait la quatrième ville du Kenya, de Dollo Ado en Ethiopie, Bidi Bidi en Uganda et Yida dans le sud du Soudan.

Azraq en Jordanie est un exemple à suivre pour tous les pays du continent africain. Alimenté par une centrale photovoltaïque solaire de deux mégawatts, quelque 20 000 réfugiés syriens vivant dans 5 000 abris disposent d’une électricité fiable et propre pendant leur séjour dans le camp. Plus précisément, ainsi connecté au réseau national, les familles peuvent avoir un réfrigérateur, regarder la télévision, utiliser un ventilateur ou allumer la lumière et charger leur téléphone pour garder le contact avec les personnes restées à l’extérieur du camp.

[Photo : Centrale solaire photovoltaïque d’Azraq en Jordanie]L’un des plus grands défis de notre époque est de veiller aux intérêts de la population tout en protégeant notre environnement, et les sites humanitaires temporaires avec des milliers de personnes déplacées ne font pas exception. Pour mettre les choses en perspectives, l’Afrique compte environ 26 % des réfugiés, et il y a environ 68 000 000 réfugiés dans le monde. En d’autres termes, l’utilisation d’une énergie propre peut contribuer à atténuer les conséquences des impacts du changement climatique. Il ne faut pas négliger les impacts sur l’environnement, ni les besoins des centaines de milliers de personnes déplacées, accueillies dans des camps spontanés (et souvent pour une durée indéterminée) pouvant atteindre la taille d’une petite ville.

Dans le contexte du développement durable, ces interactions doivent être considérées comme un des domaines clés pour les instituts universitaires et de recherche. ISNAD-Afrique espère développer des liens et des collaborations grâce à ses programmes d’aide tels que le Programme de mentorat pour la recherche (MRP) qui permet aux étudiants de travailler sur les problématiques de l’énergie, l’environnement et du changement climatique en collaboration avec des professionnels et des universitaires du monde entier qui les soutiennent dans leurs efforts.

Pour cela, une façon de procéder est de s’allier avec des partenaires non traditionnels qui ne travaillent pas forcément dans le secteur de l’énergie et des questions environnementales et ainsi de soutenir une cause résultant des investissements dans une énergie propre. Les multiples avantages à fournir une énergie propre, fiable et durable vont de l’amélioration de la qualité de l’air et de la santé jusqu’aux actions continues de reforestation. Ce type de relations peut mettre en lumière des domaines d’intérêts mutuels et des actions dont l’impact sera renforcé.

Pour le secteur privé et le gouvernement, cela peut présenter une opportunité de développer des ressources d’énergie telles que des parcs solaires et des réseaux décentralisés. Les gouvernements peuvent alors également considérer d’intégrer les camps humanitaires dans l’état et d’en faire un atout au lieu de les considérer comme des fardeaux.

Afin de renforcer ces efforts, les groupes de défense des droits et d’autonomisation des femmes peuvent également être intégrés. Considérant l’angle de la parité, il faut souligner que les femmes et les filles en particulier, qui sortent des camps humanitaires – et doivent parcourir jusqu’à 10 km étant donné que les zones plus proches sont déjà déboisées – à la recherche de combustibles pour le chauffage et la cuisson, s’exposent à la violence. Voleurs et soldats rebelles rôdant dans les environs peuvent leur tendre des embuscades et leur faire violence. Les femmes sont toujours les principales responsables de la préparation des repas et certains défenseurs peuvent soutenir que le développement des énergies renouvelables dans les camps est une affaire concernant les femmes et la santé. Un éclairage adapté peut rendre le site plus sûr pour tous ses occupants et de plus permettre de supprimer les lampes à pétrole dangereuses à l’intérieur des hébergements.

De nombreuses autres innovations durables peuvent être développées sur ces sites humanitaires et éventuellement être combinées à la fourniture d’une énergie propre, citons par exemple la production de leur propre nourriture comme cela se fait dans le camp Mishamo en Tanzanie, ce qui permet d’éviter les pénuries alimentaires. Une fois les aliments récoltés, il faut s’assurer qu’une source d’énergie propre soit disponible pour la préparation des repas. Le camp de Pugnido en Ethiopie peut également être cité comme exemple : on y trouve un système de placement familial pour les enfants ainsi qu’un enseignement primaire, secondaire et professionnel. Il est important de garantir une forme d’éducation et de fournir l’éclairage nécessaire une fois la nuit tombée.

Pour ceux qui sont investis dans l’énergie durable et le développement en Afrique et qui souhaitent voir l’utilisation d’énergies alternatives optimisée, ceci est un domaine dans lequel la recherche spécialisée et les partenariats efficaces peuvent impacter positivement des milliers de personnes. Idéalement, nous voulons tous un continent sans guerre ni instabilité mais alors que les conflits se poursuivent, nous sommes en mesure de trouver des solutions pour alléger le fardeau des réfugiés et de ceux qui assurent leur sécurité tout en protégeant l’environnement. Les camps de réfugiés en Afrique devraient être une priorité pour les communautés locales et les gouvernements nationaux qui peuvent œuvrer avec les chercheurs et les étudiants afin de trouver des solutions technologiques. Les besoins en énergie propre dans les camps de réfugiés continueront à exiger une attention et une expertise croissantes.

 

Cet article a été publié sur le blog du magazine Renewable Energy World.

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PARLONS GÉNÉRATION Z : COMMUNIQUER LE CHANGEMENT CLIMATIQUE EN AFRIQUE ET À SA JEUNESSE (PARTIE 2 SUR 2)

En plus de se concentrer sur les jeunes enfants comme nous l’avons fait dans un article de blog précédent, engager la jeune démographie africaine est une décision cruciale pour les défenseurs du climat. Il y a un certain chevauchement dans une tranche d’âge particulière, car la génération Z va de l’âge de six ans au début de la vingtaine. La génération Z devrait travailler aux côtés de la génération Y pour lutter contre les effets du changement climatique. Par conséquent, plus ils seront mobilisés tôt, plus les solutions seront efficaces.

Ça doit être cool. Bien que des structures telles que l’éducation et les institutions d’entreprise puissent impliquer les jeunes, les jeunes se soucient de l’interaction sociale. C’est quelque chose qui devrait être mis à profit dans les initiatives et les études axées sur le changement climatique. L’Université de la Colombie-Britannique au Canada, par exemple, a utilisé le désir d’interaction avec les voisins et a facilité les connexions comme un moyen de susciter l’intérêt autour du Coolkit de foresterie urbaine de quartier. Ceci est décrit comme « un guide visuel permettant aux gens de dialoguer avec leur famille, leurs amis et leurs voisins sur les problèmes et les solutions liés à la foresterie urbaine et au changement climatique dans leur quartier ». Le programme a attiré l’attention des gens sur quelque chose qui leur tenait à cœur et l’a rendu cool. Un modèle comme celui-ci pourrait être appliqué aux jeunes et aux communautés africaines parallèlement aux activités génératrices de revenus.

[Source – ONU-Habitat – Des jeunes nigérians à la formation pratique de Solar Lantern sur l’efficacité énergétique et les technologies d’énergie renouvelable]Des outils tels que Google, les jeux vidéo et les plateformes de médias sociaux peuvent également être exploités pour rencontrer les gens là où ils se trouvent. Il s’agit d’une approche en stratégie marketing et communication qui s’est amplifiée avec des canaux de communication en évolution rapide. Les grandes entités de développement ont compris le message. La Commission économique des Nations Unies et l’Union africaine ont développé Climdev, une plateforme pour les jeunes Africains afin d’améliorer leurs capacités et compétences nécessaires pour soutenir les actions climatiques. Contrairement aux enfants qui sont encore à charge, les jeunes ont tendance à être des auto-démarreurs proactifs qui ont du libre arbitre, mais il doit être soutenu et pérennisé.

Les points de discussion et les messages concernant la création d’emplois en tant que facteur de motivation pour s’engager dans l’action climatique, en tant que forme de développement économique, devraient rester en tête de liste des priorités. Un autre défi concerne particulièrement la plupart des jeunes africains : l’instabilité politique. La culture de l’activisme ou son absence, même autour de la question apparemment non politique du changement climatique, peut être décourageante. C’est un domaine qui nécessite des recherches et des actions politiques.

Le changement culturel ou l’idée de devenir « vert » et d’encourager la durabilité devrait être promu comme norme sociale ; que ce soit être végétarien, recycler, éteindre les ampoules ou acheter des produits biodégradables. C’est un début pour rendre les gens plus conscients de l’impact humain sur l’environnement. Des études sur le comportement pro-environnemental peuvent être appliquées aux générations futures dès maintenant. Des organisations telles que l’ISNAD-Afrique travaillent à rassembler les types de partenariats qui peuvent produire ce matériel, en mettant l’accent sur les universitaires des universités africaines.

Vous ne pouvez pas communiquer sans un langage universel

Le changement climatique n’est pas un terme qui existe dans la plupart des dialectes africains, et la majorité des gens, en particulier dans les communautés rurales, ne comprennent pas ce que cela implique – même s’ils parlent des langues qui le font. Un nouveau vocabulaire pourrait être développé autour du changement climatique et ensuite enseigné aux enfants et aux jeunes. Les chercheurs et les entités gouvernementales doivent développer des ressources qui répondent aux défis uniques de la communication avec une variété de publics. Le changement climatique peut initialement sembler nébuleux, ou au mieux, pas aussi critique que de mettre de la nourriture sur la table (ce qui, nous le savons, est dans certains cas interconnecté).

Les canaux traditionnels des médias de masse tels que la radio, les émissions de télévision, les journaux et les panneaux d’affichage sont encore très largement utiliséset efficaces malgré l’avènement d’Internet. Ces outils devraient être maximisés pour remodeler et reconfigurer la conversation sur le climat – en plus de la législation. Des groupes tels que l’unité de soutien du African Group of Negotiators (AGN) s’attaquent à ce problème pour mieux prendre position en ce qui concerne les négociations sur le changement climatique. Dans les deux cas, l’expérimentation du changement climatique et des nuances impliquées en termes profanes est essentielle.

D’autre part, il a été soutenu dans un certain nombre d’études que les médias de masse seuls ne sont pas suffisants ou suffisamment efficaces pour susciter l’engagement dans le contexte africain et qu’il peut être nécessaire de l’intégrer aux médias et aux communications autochtones qui tiennent davantage compte des facteurs locaux et de la culture. Une compréhension des sciences sociales et du comportement humain est également un élément important, en dehors de la science du climat elle-même. Les journalistes, en particulier, sont dans une position unique en ce qui concerne la gestion des messages sur le changement climatique, la mise en balance des faits sans être alarmiste tout en rapportant ce qui est pertinent et en couvrant les solutions qui sont localement pertinentes et évoquent l’efficacité.

Les communications sur le changement climatique et l’engagement des enfants et des jeunes doivent être une priorité car les pays africains s’efforcent de réduire les émissions. Investir dans la génération de demain et mettre en place un cadre avec des objectifs autour de citoyens actifs et engagés est essentiel.

 

Maxine Chikumbo,
Communications Associate, ISNAD-Africa

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COMPORTEMENT ET TENDANCES DES TRANSPORTS ET DE LA MOBILITÉ: LA ROUTE DE L’AFRIQUE VERS UN AVENIR DURABLE

Il est de notoriété publique que l’Afrique est l’un des pays qui contribuent le moins aux émissions mondiales, émettant au total 3,8% de tous les gaz à effet de serre. Le secteur des transports a été reconnu comme l’un des principaux contributeurs et plusieurs tentatives ont été faites pour limiter son rôle dans le changement climatique. Cela se poursuivra à mesure que de plus en plus de personnes migreront vers les villes et que l’urbanisation de l’Afrique devrait atteindre 75% d’ici 2050. Avec plus de véhicules sur les routes et une augmentation conséquente des émissions de carburants fossiles et de la pollution atmosphérique, cela est particulièrement problématique pour l’Afrique qui reste l’une des régions les plus vulnérables aux effets du changement climatique. S’agissant du transport durable et de la mobilité, trois facteurs comptent vraiment: la technologie, les infrastructures et le comportement humain.


[Photo: IEA CO2 emissions from transport (% of total fuel combustion)]

TRANSPORT ET CHANGEMENT CLIMATIQUE – QUELLE IMPORTANCE ?

Le transport durable nécessitera que les véhicules fonctionnent au carburant propre et émettent moins de carbone. Les gouvernements africains aux niveaux local et national ont la possibilité de sauter des étapes là où les systèmes de transit sont encore relativement sous-développés, afin de garantir la mise en place d’une infrastructure respectueuse du climat. Si de nombreux changements nécessaires sont liés aux infrastructures physiques, qui requièrent des capitaux des secteurs public et privé, ils sont également liés en grande partie à la prise de décision humaine en matière de mobilité. La psychologie entourant les comportements pro-environnementaux en Afrique est un domaine qui nécessite davantage de recherche dans la poursuite de solutions au changement climatique.

En 2012, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) estimait qu’il y avait 176 000 décès par an en Afrique dus à la pollution atmosphérique. Moins de véhicules, plus économes en carburant, réduirait la pollution qui contribue aux problèmes de santé publique dans les communautés urbaines et rurales. Cela est particulièrement vrai pour certaines des villes les plus densément peuplées du continent. Les administrations locales et les instituts de recherche peuvent améliorer la surveillance de la pollution atmosphérique et établir des normes de qualité de l’air afin de mieux traiter ce problème. Le coût de la pollution atmosphérique est élevé, pouvant atteindre 2,7% du PIB. Les motivations économiques peuvent donc être utilisées pour stimuler l’action.

CE QUI PEUT FACILITER LES COMPORTEMENTS VERTS ET LES TENDANCES AUTOUR DE LA MOBILITÉ?

LE CARPOOLING ET L’ÉCONOMIE DU RIDESHARE

[Photo: State of ridesharing in Africa according to TechCabal]

Les applications et les services de covoiturage, tels que Uber et Lyft, ont continué à s’imposer dans le secteur de la mobilité dans les économies développées. Le concept de covoiturage n’est pas nouveau en Afrique et, en fait, le fondateur de Lyft a développé son concept lors d’un voyage au Zimbabwe. De nombreuses personnes ont déjà un pilote familial en composition abrégée. Le «covoiturage» est également un autre moyen de transport très répandu, les gens allant jusqu’à l’attelage avec des camions transportant des produits tôt le matin. Ces comportements de mobilité n’ont tout simplement jamais eu d’applications mobiles pouvant être monétisées jusqu’à récemment. uGoMyWay à Cape Town est un exemple de service de covoiturage réussi qui pourrait être reproduit. Mondo, une société de covoiturage basée à Nairobi, a ajouté des taxis motos, tels que les «boda-boda» et les «tuk-tuk».

AMELIORATION DES TRANSPORTS PUBLICS

Le transport en commun est un autre élément essentiel du mouvement des transports écologiques en Afrique. Si elle est efficace, elle peut servir de pont entre ceux qui vivent à la périphérie de la ville et les quartiers d’affaires centraux. Les autobus, les trains et les bus de banlieue comptent parmi les modes de transport les plus courants. Les grandes flottes peuvent transporter plus de personnes, ce qui signifie moins de véhicules sur la route et moins d’émissions. Des flottes plus écoénergétiques causent moins de dommages à l’environnement. Les transports publics durables devraient être au cœur de toute initiative de ville intelligente.

DÉVELOPPEMENT DU MARCHÉ DES VÉHICULES ÉLECTRIQUES

L’utilisation accrue de véhicules hybrides et électriques (VE) permettrait non seulement de réduire les émissions, mais aussi de réduire le fardeau des prix du carburant. L’un des plus grands défis pour le développement des véhicules électriques en Afrique est la sécurité énergétique. Cela est suivi de près par le besoin de capital, d’infrastructures, de capacités de fabrication et de prix de l’électricité. Sans une source d’énergie fiable – de préférence une source propre – l’électricité requise pour charger les véhicules électriques ne serait pas assez constante. Le Kenya, l’Afrique du Sud, l’Afrique du Nord, le Nigeria et l’Égypte ont toutefois été cités parmi les pays ayant le plus fort potentiel de développement des véhicules électriques.

RENDRE LES ZONES URBAINES AFRICAINES PLUS CONVIVIALES

[Photo: School children use a new cycle path in Soweto, Johannesburg]

In the wake of the recent fuel crisis in Zimbabwe, the Minister of Media, Information, and Broadcasting advised citizens to cancel unnecessary trips, avoid fuel-guzzling vehicles, cut down on fleets, and invest in bicycles. This was not received well and was part of the backlash to the increase in fuel costs. Perhaps if it was presented in a more positive context, the proposition about bicycles would have been received better. Biking is an emission-free mode of transport with multiple benefits. Cities such as Copenhagen or Cape Town are a great example of how much it can be integrated into the culture as a strategy for behavior change. Bicycles would also be a cheaper investment for governments, who can work with private sector sponsors and development institutions. Since many built roads were not made to accommodate cyclists, this is something important to consider for new infrastructure.

Fewer vehicles on the road would call into question some public spaces such as parking lots. These could be utilized for alternative means. For example, urban gardens can help provide fresh vegetables for the hungry. Another use could be placing solar panels on the rooftops of the lots. A perfect example of this is at a mall in Kenya that uses solar energy by day from is 3,500 panels, producing 915 kilowatts and switching to the grid at night.

[Photo: Garden City Mall, Nairobi, Kenya]

The future of transportation and mobility in Africa is packed with opportunity for innovators, entrepreneurs, and municipalities Behaviors such as increased biking could help curb emissions and protect the environment. However, more research and capital resources will need to be pooled to make it sustainable.

Maxine Chikumbo,
Communications Associate, ISNAD-Africa

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Transportation and Mobility Behavior and Trends: Africa’s Road to a Sustainable Future

It is common knowledge that Africa is one of the lowest contributors to global emissions, putting out a total of 3.8% of all greenhouse gases. The transportation sector has been recognized as one of the major contributors, and various attempts have been made to curb the sector’s role in climate change. This will continue as more people move to cities, and the urbanization of Africa has been projected to increase to 75% by 2050. With more vehicles on the road and a consequent increase in fossil fuel emissions and air pollution, this is particularly problematic for Africa which remains one of the most vulnerable regions to climate change impacts. When it comes to sustainable transportation and mobility three factors really matter – technology, infrastructure, and human behavior.


[Photo: IEA CO2 emissions from transport (% of total fuel combustion)]

Transportation and climate change – why this matters

Sustainable transportation will require vehicles to run on clean fuel and emit less carbon. African governments at the local and national level have an opportunity to leapfrog where transit systems are still relatively underdeveloped, to ensure there is climate-friendly infrastructure in place. While many of the necessary changes are tied to physical infrastructure which require capital from both the public and private sector, a lot of it is also connected to human decision-making around mobility. The psychology around pro-environmental behavior in Africa is an area that requires more research in the search for climate change solutions.

In 2012, the World Health Organization (WHO) estimated there were 176,000 deaths per year in Africa due to air pollution. Fewer and more fuel efficient vehicles would reduce the pollution that contributes to the public health challenges both in urban and rural communities. This is especially true for some of the most densely populated cities across the continent. Local governments and research institutions can improve on air pollution monitoring and set air quality standards to better address this problem. The cost of air pollution is high, up to 2.7% of the GDP, so economic motivations can be used to spur action.

What can facilitate green behavior and trends around mobility?

Carpooling and the Rideshare Economy

[Photo: State of ridesharing in Africa according to TechCabal]

Ride-sharing apps and services such as Uber and Lyft have continued to gain dominance in the mobility sector in the developed economies. The concept of rideshare is not new in Africa, and in fact, the founder of Lyft came up with his concept during a trip to Zimbabwe. Many people already have a familial driver on speed dial. ‘Carpooling’ is also another widely exercised mode of transportation, with people going as far as hitching rides with trucks carrying products in the early hours of the morning. These mobility behaviors just never had mobile apps that could be monetized until recently. uGoMyWay in Cape Town is an example of a successful carpooling service that could be replicated. Mondo, a ride-sharing company based in Nairobi added motorcycle taxis such as the ‘boda-boda’ and ‘tuk-tuk’.

Improvement of public transportation

Another critical part of the green transportation movement in Africa is public transit. If efficient, it can provide a bridge between those who live on the outskirts of the city, and central business districts. Buses, trains, and commuter omnibuses are among the most common modes that can be made more sustainable. Larger fleets can transport more people, which means fewer vehicles on the road and less emissions. More energy efficient fleets, cause less damage to the environment. Sustainable public transportation should be at the crux of any smart city initiatives.


Development of the electric vehicles market

The increased use of hybrid and electric vehicles (EVs) would not only reduce emissions but help address the burden of fuel prices. One of the biggest challenges to the development of electric vehicles in Africa is energy security. This is closely followed by the need for capital, infrastructure, manufacturing capacity, and the price of electricity. Without a reliable energy source – preferably a clean source – the electricity required to charge electric vehicles would not be constant enough. Kenya, South Africa, North Africa, Nigeria, and Egypt, have however, been cited as countries with the highest potential for EVs to flourish.

Making African urban areas more bike-friendly

[Photo: School children use a new cycle path in Soweto, Johannesburg]

In the wake of the recent fuel crisis in Zimbabwe, the Minister of Media, Information, and Broadcasting advised citizens to cancel unnecessary trips, avoid fuel-guzzling vehicles, cut down on fleets, and invest in bicycles. This was not received well and was part of the backlash to the increase in fuel costs. Perhaps if it was presented in a more positive context, the proposition about bicycles would have been received better. Biking is an emission-free mode of transport with multiple benefits. Cities such as Copenhagen or Cape Town are a great example of how much it can be integrated into the culture as a strategy for behavior change. Bicycles would also be a cheaper investment for governments, who can work with private sector sponsors and development institutions. Since many built roads were not made to accommodate cyclists, this is something important to consider for new infrastructure.

Fewer vehicles on the road would call into question some public spaces such as parking lots. These could be utilized for alternative means. For example, urban gardens can help provide fresh vegetables for the hungry. Another use could be placing solar panels on the rooftops of the lots. A perfect example of this is at a mall in Kenya that uses solar energy by day from is 3,500 panels, producing 915 kilowatts and switching to the grid at night.

[Photo: Garden City Mall, Nairobi, Kenya]

The future of transportation and mobility in Africa is packed with opportunity for innovators, entrepreneurs, and municipalities Behaviors such as increased biking could help curb emissions and protect the environment. However, more research and capital resources will need to be pooled to make it sustainable.

Maxine Chikumbo,
Communications Associate, ISNAD-Africa

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Let’s Talk Generation Z: Communicating Climate Change to Africa and its Youth (PART 2 of 2)

Apart from focusing on young children as we did in an earlier blog post, engaging the African youth demographic is a critical move for climate advocates. There is some overlap within a particular age range since Generation Z ranges from as young as six years old to early twenties. Generation Z is set to work alongside Millennials in addressing climate change impacts, hence the sooner they are mobilized the more effective the solutions will be.

It needs to be cool. Although structures such as education and corporate institutions can engage the youth, young people care about social interaction. This is something that should be leveraged in climate change focused initiatives and studies. The University of British Columbia in Canada for example, used the desire for interaction with neighbors and facilitated connections as a way to pathway to generate interest around the Neighbourhood Urban Forestry Coolkit. This is described as ‘a visual guide for people to engage with family, friends, and neighbours on issues and solutions related to urban forestry and climate change on their block.’ The program got people’s attention around something they cared about and made it cool. A model such as this could be applied to African youth and communities alongside income generating activities.

[Source – UN-Habitat -Nigerian Youths at Solar Lantern Hands-on Training on Energy Efficiency and Renewable Energy Technologies]
Tools such as Google, video games, and social media platforms can also be leveraged to meet people where they are. This an approach in marketing and communication strategy that has become been amplified with rapidly changing communication channels. Large development entities got the memo. The UN Economic Commission and the African Union developed Climdev, a platform for young Africans to enhance their abilities and skills required to support climate actions. Unlike children who are still dependents, youth tend to be proactive self-starters who have agency, but it needs to be supported and sustained.

Talking points and messaging around job creation as a motivator for engaging in climate action, as a form of economic development should remain at the top of the priority list. One other challenge is particularly relevant to most African youth — political instability. The culture of activism or lack thereof, even around the seemingly non-political issue of climate change, can be discouraging. This is an area that requires research and policy action.

The cultural shift or idea of going ‘green’ and encouraging sustainability should be promoted as the social norm; whether is it going vegetarian, recycling, switching out light bulbs, or purchasing biodegradable products. It is a start to making people more aware of the human impact on the environment. Studies around pro-environmental behavior can be applied to future generations now. Organizations such as ISNAD-Africa are working to bring together the kinds of partnerships that can produce such material, with a focus on scholars in African universities.

You cannot communicate without a universal language

Climate change is not a term that exists in most African dialects, and the majority of people especially in rural communities do not understand what entails — even if they speak languages that do. A new vocabulary could be developed around climate change and then taught to children and youth. Researchers and government entities need to develop resources such and this and this, that address the unique challenges of communicating to a variety of audiences. Climate change can initially seem nebulous, or at best, not as critical as putting food on the table (which we know is some cases is interconnected).

Traditional mass media channels such as the radio, television programming, newspapers, and  billboards are still very widely consumed and effective despite the advent of the internet. These tools should be maximized in reshaping and reconfiguring the climate conversation — in addition to legislation. Groups such as the African Group of Negotiators (AGN) Support Unit are tackling this issue to get a better foothold when it comes to climate change negotiations. In both casas experimenting climate change and the nuances involved in layman’s terms is critical.

On the other hand, it has been argued in a number of studies that mass media alone is not sufficient or effective enough to raise engagement in the African context and that it may need to be integrated with indigenous media and communications that more closely consider local factors and culture. An understanding of social science and human behavior is an important element as well, aside from the climate science itself. Journalists, in particular, are in a unique position when it comes to handling the climate change messaging, balancing the facts without being alarmist while reporting what is relevant and covering solutions that are locally relevant and evoke efficacy.

Climate change communications and engaging children and youth needs to be made a priority as African countries strive to cut emissions. Investing in tomorrow’s generation and setting up a framework with goals around active, engaged citizens is key.

 

Maxine Chikumbo,
Communications Associate, ISNAD-Africa

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Let’s Talk Generation Z: Communicating Climate Change to Africa and its Youth (PART 1 of 2)

Part of what exacerbates the challenge of dealing with climate change in Africa is communicating the concept to the masses. Climate change communication is about crafting messages that increase awareness about the environment and our interaction with it, in order to bring about the necessary behavior change. In most native dialects, African languages do not even have a word for climate change; and the correlation between what we do and effects such as extreme weather are not made. New and effective ways to convey climate change needs to be prioritized. Africa is also very young, with 60% of its population falling under the age of 25, and the world anticipating an increase of 2.2 billion by 2050, with more than half of the growth occurring in Africa.

About this time next month, the United Nations will be holding its annual Climate Change Conference (COP24) to discuss international actions to curb greenhouse gas emissions. As part of the Paris Agreement, countries produced tailored action plans to cut their share of emissions known as NDCs (Nationally Determined Contributions). This is an opportunity for governments and other stakeholders to address their unique challenges around climate change. Africa in particular, is in a distinct situation with countries and small island states being some of the smallest emitters, but the hardest hit.

Children and the youth as the leaders of tomorrow are key stakeholders when it comes to the conversation around climate change, and how to communicate it moving forward. They will be responsible for devising and implementing adaptation and mitigation strategies. In order for this to happen effectively and at scale, they need to understand the basic science and the nuances behind climate change in a comprehensible language. This approach should be incorporated into the NDCs and other development and climate action plan strategies.

[Data – World Population Prospects: The 2017 Revision ]

 

The government’s role is a focal point

Climate change threatens development progress that has been made across Africa, and clean, sustainable energy is one of the cornerstones of climate action. Energy is also a vehicle and accelerator of sustainable change, and needs to be an area of focus when communicating climate change. Messaging around job creation can be utilized by policymakers and incorporated into the NDCs and other economic development strategies, particularly for the youth. It is not secret that Africa has a large population of unemployed or underemployed young people. Ministries of education, economic development, and the environment and can work together on this. A top down education policy can be applied. For example, making it clear that climate change science and policy are viable career options; as well as ensuring educational institutions encourage students to pursue STEM courses and integrate environmental science into junior and senior school programs. These changes and edits to curriculums can be reinforced through state sponsored community clean ups, visits to power plants or renewable energy farms.

Being creative about how economic empowerment and climate action may include existing markets and other opportunities is another possible approach. For example, some farmers from countries such as Ethiopia grow and sell trees as both a revenue stream (an average 17% of a farmer’s income), facilitating sustainable energy use, and reforestation efforts.

Education policy would also need to go hand in hand with a culture shift across the nation. This could be encouraged and reinforced through mass communications and supported by entities such as the ministries of arts and culture. People need to shift the way they think about the environment, and through corrective communication have an understanding of what climate change is and what they can do. From personal lifestyle choices to institutional company culture that invests in sustainable practices; this will make all other efforts particularly with younger people who are easily influenced by their surroundings have a greater impact.

Aside from finding assistance from institutions such as the World Bank; governments need their own support structures in place. The African Union’s Climate Change and Green Growth Department (PECG) created a continental wide platform to help keep countries accountable. Earlier this year, participants agreed that the African Climate Policy Centre (ACPC) and other partners needed to provide support for government efforts around climate change.

 

Get them while they are young

Environmental education is in many school curricula, but more specified, effective climate change education is required presented in a way children can understand. Additional activities and resources including vocational or after school programs can reinforce what is learnt inside the classroom. This is also an opportunity to make the cultural shift, as children have the potential to influence their parents when it comes to pro-environmental behavior.

Using unconventional ways such as the arts to communicate climate change to children is another strategy that can be employed. Human beings are visual and respond more to emotion; and since forms such as dramas and plays can evoke sentiments this can trigger action.

The Ghana Girl Guides Association in collaboration with the Global Alliance for Clean Cookstoves has done a great job at educating adolescent girls about clean cookstoves. Namely, the impacts and the technology is a form of climate action which they then learned to spread across their communities. This is an example of empowering young people to make a difference and facilitate change through communication. The actions are considered to be a mitigation strategy, which empowers the adolescent girls to contribute to decision-making in their communities.

A 2015 UNICEF report explained why sustainable energy should matter to children and how it impacts their lives in various sectors including at the household, health, education, water, and infrastructure and transportation level. An understanding of what the needs of children across Africa are and how climate action can help would inform the broader communication strategy. This would also need to go hand in hand with collecting data, to find out how climate change in Africa is affecting children under a certain age in particular.  

[Photo: Cookstove demonstration for Ghana Girl Guides]

Another example is UNICEF Uganda’s Innovation Lab developing a ‘Youth Kiosk’ – and the ‘MobiStation’. It was highlighted in the report how clean, sustainable energy can improve education, and communicating these benefits could be an effective angle angle.This is information that policymakers can also use to inform their decision-making.

[Photo: Digital Drum, a solar-powered computer kiosk, comes loaded with educational content. It is made of locally available oil drums and built to be durable against the elements]

When it comes to climate action the role of the government cannot be understated, nor can the focus on children as the future generation. The best time for them to understand how integral the relevant changes and investments required are, is now. They need to learn what climate change is and what they can do about it in a language they can understand; as their values and who they are to become takes shape. Distilling down climate science and its implications to children should be a priority. However, they are not the only group within Generation Z that require specific socio-political attention.

 

Maxine Chikumbo,
Communications Associate, ISNAD-Africa

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Powering humanitarian sites: renewable energy in refugee camps

August 19 recently marked World Humanitarian Day, a time to support those on the front lines of humanitarian efforts; and reflect on the crises conflicts have inflicted on whole communities by displacing people who are forced to suddenly migrate while fleeing war zones, natural catastrophes, or hostile persecution. There are a number of fundamental resources all humanitarian camps require – such as shelter, food, clothing, healthcare, and books. However, one critical resource had been overlooked for some time – energy. Without it, refugees and internally displaced persons cannot heat water, prepare food, provide lighting, and stay warm.

The nexus between humanitarian aid and renewable energy is an area that more students, researchers, humanitarian organizations, governments, NGOs, and private sector entities need to focus on across Africa; and this has been gaining momentum over the recent years. When people flee conflict zones or natural disasters and enter humanitarian camps, they are often provided with temporary shelter and food, but are still responsible for their own fuel and water. Many humanitarian and church organizations only send over food items such as tinned meat, bags of grain, and beans. People with refugee or internally displaced persons (IDP) status often still need to cook for themselves, and this requires a source of fuel. Many are then forced to wander into nearby forests to get firewood or other biofuels to burn. Not only does this contribute to deforestation, but cooking over fire pollutes the air and contributes to negative health effects.

The World Health Organization (WHO) reported that 4 million people lose their lives to non-communicable diseases a year from inhaling black carbon, and other fumes from cooking over fire. This problem has resulted in the creation of the Global Alliance for Clean Cookstoves (GACC), which works with groups and initiatives such as Safe Access to Fuel and Energy (SAFE) and Practical Action to provide clean cooking technologies in refugee camps. The same applies to heating water to make it drinkable and providing lighting in the shelters.

A 2016 Energy and Buildings publication pointed out that energy expenditure for cooking and lighting in this context is estimated to be around $200 per year per household; and those introducing improved cook stoves and solar lanterns could save $303 million a year in fuel costs after an investment of $334 million.

The Central African Republic, Sudan, Somalia, Burundi, and Nigeria are examples of African countries currently riddled with civil strife, war, and conflict; and millions of people are being displaced as they flee for their lives. Billions of dollars through organizations such as the United Nations High Commission for Refugees (UNHCR) have gone into securing safe spaces for refugees and IDPs across Africa, including the Dadaab site (one of the biggest in Africa with over 230,000 people in five camps and would be the fourth largest city in Kenya, Ethiopia’s Dollo Ado, Uganda’s Bidi Bidi, and Yida in South Sudan.

Azraq in Jordan is an example of what countries across the African continent should be looking to replicate. Powered by a 2-megawatt solar farm, over 20,000 Syrian refugees in 5,000 shelters are provided with reliable, clean, electricity while residing in the camp. More specifically, connected to the national grid, families can utilize a fridge, fan, television, light, and charge their phones to keep in contact with those outside the camp.

[Photo: Azraq solar PV farm in Jordan]
One of the biggest challenges of our time is looking out for the interests of people while protecting the environment, and temporary humanitarian sites with thousands of displaced persons are no exception. To put it into perspective, Africa holds about 26%, and there are over 68,000,000 refugees globally. The big picture here is the consequence of climate change impacts, which the use of clean energy can help to mitigate. With displaced populations in the hundreds of thousands residing in unplanned settlements as large as a small town (and in many cases for an indefinite period of time); their needs and the impacts this can have on the environment should not be overlooked.

These areas of intersection in the context of sustainable development should be a key area of focus at research and academic institutions. ISNAD-Africa hopes to continue to foster connections and collaborations through its outreach programs such as the Mentoring for Research Program (MRP); where students working on energy, environmental, and climate change issues network with professionals and academics from around the world to support their efforts.

One way to do this is to connect with nontraditional partners not necessarily working on energy and environmental issues directly, but championing a cause that comes as a result of investing in clean energy. The multiple benefits of providing clean, reliable, sustainable energy range from improved air quality and health; to uninterrupted reforestation efforts. These kinds of relationships can shed light on mutual areas of overlap and action that can have a greater impact.

The private sector and government can use this as an opportunity to develop energy resources such as solar farms and decentralized grids. Governments can then also consider integrating humanitarian settlements into the state, and converting them into assets from being liabilities.

Women’s’ rights and empowerment groups can also be approached to combine efforts. From a gender aspect, women and girls in particular who leave humanitarian sites – sometimes walking 5 to 10 km away as nearby areas are already deforested – in search of fuel to heat and cook expose themselves to violence. Thieves and rebel soldiers for instance roaming surrounding areas can ambush them and inflict violence on the way. Women are still primarily responsible for preparing meals, and so some advocates can argue that the integration of renewable energy development in refugee camps is a women’s issue, as well as a health issue. Lighting provided all over the camp can make the entire site more secure for all inhabitants, in addition to replacing kerosene lamps inside shelters which have proven to be dangerous.

There is room for other sustainable innovations occurring on these humanitarian sites that could potentially be paired with providing clean energy, such as refugees growing their own food as they do in the Mishamo camp in Tanzania – which can help prevent food supply shortages. Once the food has been grown, making sure there is a clean energy source available to prepare it. Another example of this is Pugnido camp in Ethiopia, which offers a foster care system for children; as well as primary, secondary, and vocational education. Ensuring they can still gain some form of education and have the light that they need to do so, once it has gone dark.

For those who are invested in sustainable energy and the development of Africa, and want to see alternative energy used to their maximum effect; this is an area that specialized research and relevant partnerships can positively impact thousands of people. Ideally, we want a continent free of war and instability, but while conflict continues to persist, we can find ways to alleviate the burden on refugees and those facilitating their security while protecting the environment. Refugee camps in Africa should be a priority for local communities and national governments who can work with researchers and students to find technological solutions. The need for sustainable energy in refugee camps will continue to require more attention and expertise.

 

This article was first published on the Renewable Energy World Magazine blog.